L’histoire d’une passion…

Largement inspiré par l’Odyssée sous-marine du Commandant Cousteau, Didier a toujours cru dès l’âge de 15 ans qu’il pourrait rejoindre l’Equipe prestigieuse des plongeurs de la Calypso.

Il commence la plongée en 1976 en Vendée. Dès sa seconde immersion, il emporte un appareil photo dans un caisson étanche et prend ses premières images de la vie sous-marine.

Plus tard, il choisit l’école de plongée des Glénans pour suivre ses formations. Rien de tel que les eaux Bretonnes pour apprendre à nager !… Ses Maîtres s’ appellent Roger Wegeile, Jeff Tréhiou, Jean-Claude Brive, Daniel Pierrot…

Quelques années plus tard, il enseigne la prise de vue sous-marine au Club Méditerranée et commence à parcourir le monde, La Mer Rouge, les Antilles, Les Bahamas, le Mexique, les Maldives…

Avec Cousteau
Photographie Cousteau Society

En 1986 le rêve devient réalité puisque commence la véritable aventure sous-marine. Lors de son entretien d’embauche, Le commandant Cousteau lui demande quand il peut partir…

Hier » répond immédiatement Didier !

Deux jours plus tard et 16 000 kilomètres plus loin, il rejoint la Polynésie et embarque sur la Calypso pour une première expédition en Nouvelle Zélande. Un voyage sur les Océans du globe qui se terminera au décès du Commandant en Juin 1997.

Pendant ces 12 années, il travaille les deux premières années comme photographe d’expédition, puis prend ensuite la direction de la prise de vue sous-marine. Il réalise ainsi les images sur 20 documentaires de la série « La Redécouverte du Monde » une série qui montre les changements dans les Océans depuis les premières explorations du Commandant.

 

Quelques images de cette époque…
« Vous m’emmerdez avec vos photos, prenez une caméra ! » me dit Cousteau…

Après la disparition du Commandant en 1997, il rencontre en Afrique du Sud, un jeune réalisateur de la BBC qui l’engage sur le tournage de la série Blue Planet, produite par Alastair Fothergill et racontée par Sir David Attenborough. Pour cette série mythique, Didier reçoit une première Emmy Award à Los Angeles en 2002, dans la catégorie « Outstanding Cinematography »

Sur le terrain pour BBC Nature’s Great Events Didier a trouvé que « ze sharks were too much aggressive ».

BBC One

Nature’s Great Events – BBC One

 

Wild Canada

 

 

Comment tout à commencé…

cousteau-falco-noirot-b-2

Iles Gambiers, juin 1988. L’équipe de cinéma sous-marin alors dirigée par Michel Deloire quitte Calypso pour une plongée sur le récif. Pour cette deuxième expédition, je suis encore photographe, et ce matin je décide de ne pas me joindre à eux, mais plutôt de couvrir un sujet dans le lagon, sur une ferme perlière.

Maupiti, c’était le surnom du matelot, prépare le Zodiac et charge mon équipement de plongée. Nous sommes sur le point de partir lorsque j’entends la voix de Cousteau qui m’interpelle depuis la coursive bâbord de Calypso :

Hep là-bas, où allez-vous ?

Et bien Commandant, je vais faire mon travail et pars sur la ferme perlière dans le lagon !

Vous m’emmerdez avec vos photos, faites du cinéma !

Vint un moment de silence et puis je lui répondis :

Je ne sais pas comment fonctionne vos caméras, d’ailleurs il n’y a même pas de viseur !

Comme une mitraillette » me répondit-il en imitant le bruit de la sulfateuse en pointant dans ma direction bien sûr…

Et pour le diaf ?

Mettez 5.6 et Telcipro fera le reste !

Fin de discussion. Ceci aura été ma première et ma dernière leçon de cinéma sous-marin ! Inutile de préciser que je n’avais pas le droit à l’erreur, ceci était mon unique chance d’accéder à l’image sous-marine sur Calypso.

Je rassure tout de suite les lecteurs, les images sous-marines figurent parmi les plus belles du film Tahiti l’Eau de Feu. Cousteau a tout simplement aimé mes vitesses de travelling.

Lire le CV complet ?